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Les dimensions
du projet d'origine sorti des dessins de Madame S. SARASWATHI
n'ont pas beaucoup évolué. C'est essentiellement
au niveau des détails techniques que les plans se sont
affinés.
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Direction
: Mme S.SARASWATHI
classes
:
de 6ème Std à 10ème (fille de 10 à
15 ans) 10 classes de jour (cycle normal).
effectifs
:
790 élèves
18 enseignants
Parmi
ces élèves, 75% issues de familles dont les
ressources sont inférieures au seuil de pauvreté
(moins de 1 Dollar par jour), et une centaine sont considérées
comme très pauvres ou orphelines (prise en charge totale).
coût
des études :
Environ 600 Roupies par an et par élève ( 120
euros ), soit 250 Roupies pour les fournitures scolaires,
et 350 Roupies pour l'habillement ( 2 uniformes composés
de tunique, pantalon ou demi-sari pour les plus grandes).
Un repas complet est servi à chaque élève
de jour.
Note : pour les élèves les plus pauvres, le
repas servi constitue bien souvent l'unique prise de nourriture
de la journée, et les uniformes les seuls vêtements
décents.
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Un
an de cogitation, de travail, de tracas mais aussi de solidarité
et de préparatifs divers ont permis la réalisation
de ce qui n'était jusque là qu'un rêve.
Le rêve de 500 élèves de l'école
Thiru Anju Vattath Aman de la petite ville de Kilvelur (voir
carte) était de voir s'élever un bâtiment
capable de les accueillir toutes, et dans de meilleures conditions
que celles que leur réservait l'ancien hangar. |
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Chantier
98 : |
diaporama |
| Lancés par
le premier coup de pioche de David, les travaux devaient trouver
leur rythme. Pour nous tous, il était important de repartir
en laissant derrière nous quelque chose au dessus du
niveau du sol. Ce n'était pas gagné par avance
lorsque, après la première pouja, on a vu se creuser
les 38 puits de fondation à la main et à la barre
à mines.
Mais notre volonté,
ajoutée au dynamisme de l'ingénieur Ganesan
et à l'ardeur des ouvriers (et ouvrières) locaux,
a fait qu'au jour de notre départ l'ensemble des piliers
d'appuis et la maçonnerie du sous-bassement étaient
réalisés. Commençaient à émerger
les piliers des niveaux supérieurs.
Bien sûr,
notre bâtiment n'était pas encore visible de
très loin, mais ses dimensions au sol impressionnaient
et nous en étions assez satisfaits.
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| Le
terrain vague se transforme peu à peu en chantier, la
population assiste à la naissance d'une école
dont les assises et le soubassement dessinent déjà
le contour. |
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ET
PENDANT L'HIVER 98-99 : |
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Comment les travaux
pouvaient-ils continuer en notre absence ?
Nous avions pris
à ce sujet quelques assurances verbales, mais le doute
en ce domaine restait permis, quelle que soit la bonne volonté
des uns et des autres. Les photos que nous avons reçues
au printemps nous ont rassurés sur ce point.
"A propos, et votre
école en Inde ?" entendions nous souvent lors
de nos rencontres, "Elle pousse, elle pousse !" répondions
nous alors.
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| Les
bienfaits de la mousson d'hiver, ont fait pousser notre école
à 3 mètres de hauteur, mais également une
cuisine en dur, deux classes et un mûr d'enceinte autour
du bâtiment. |
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CHANTIER
1999 : |
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L'essentiel des travaux
sur le chantier a consisté à la préparation
technique du coulage de la dalle séparant le rez-de-chaussée
et le premier étage. Préparation des ferraillages
des poutres transversales, étayage du coffrage, coffrage
des pentes d'escalier.
A la veille du grand jour, sable, ciment, graviers ont été
livrés et la bétonnière acheminée
sur le terrain des opérations. Les dernières opérations
de nivelage se sont terminées à quelques jours
du départ. Tout le monde sur le pont dès l'aube
assiste à la pouja indispensable pour attaquer une oeuvre
de cette ampleur. |
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Seul élément
mécanique du processus, la bétonnière
a fourni son précieux produit pendant plus de douze
heures aux petites mains qui s'affairaient à le transporter,
le couler, le touiller, le vibrer, le taper dans un enchevêtrement
de ferrailles, de tubes électriques et autres pièges.
Dès le lendemain matin, des rives ont été
maçonnées afin de recouvrir d'eau la dalle toute
fraîche pour en maîtriser le temps de séchage.
En cet été
99, la planète fut marquée par les Dieux et
l'éclipse du 11 Août a balayé la France
comme l'Inde. Mais assurément pour nous le plus grand
jour de l'été fut le 29 Août. Ce jour
la 13 heures durant, de la "pouja" rituelle au dernier coup
de taloche, plus de cinquante personnes dont les dix membres
d'AJAI-ADI ont sué sang et eau pour que la dalle soit
coulée dans les meilleures conditions.
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ET
PENDANT L'HIVER 99-2000 : |
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| Dès le début
de cette année 2000, Michel se rend sur place et constate
l'évolution du chantier. Outre les piliers de l'étage
qui s'élèvent et les coffrages des poutres qui
se dressent, le paysage s'est encore quelque peu modifié.
Les deux vieilles classes ont disparu et les fondations d'un
nouveau bâtiment sont creusées. Avec les dernières
averses de cette saison de pluie, ces trous deviennent de véritables
pièges. Des barrières empêchent les jeunes
élèves de s'approcher trop près. |
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CHANTIER
2000 : |
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Comme l'année
précédente, le coulage de la dalle a fait l'objet
d'une préparation minutieuse. La journée a débuté
de bonne heure par une pouja, et l'équipe d'ouvriers
a installé la machine à béton. Lorsque
les premières panelles ont été remplies,
la quarantaine de fourmis qui occupait le toit s'est activée.
Le soir tard le travail était achevé.
Le lendemain matin,
la dalle a été inondée pour éviter
un séchage trop rapide, offrant aux nuages un miroir
et aux oiseaux une superbe piscine.
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CHANTIER
2001 : |
diaporama |
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Les travaux s'achèvent
quelques heures avant l'inauguration en grande pompe par la
peinture de la façade et quelques finitions sur les
tableaux électriques.
La construction
s'achevant, Oullangai Kivelur 98 se termine.
Parmi les projets,
l'équipement de l'école d'un parc moderne d'au
moins cinq micro ordinateurs, d'une imprimante, d'une alimentation
secourue et d'un groupe électrogène. Ces équipements
venant compléter les deux ordinateurs déjà
en place permettront l'ouverture souhaitée d'une section
spéciale d'enseignement professionnel informatique
à destination des jeunes filles ne pouvant suivre le
cycle supérieur des classes de 11ème et 12ème
menant à l'université.
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CHANTIER
2003 : |
CHANTIER
2005 : |
| L'infirmerie |
La salle d'informatique |
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